La décroissance, kézako? (2)
03/11/2008
La décroissance commence à faire vendre, et avec elle les critiques de la décroissance.
Comme s'il s'agissait d'une entité déjà clairement définie, avec son clergé chassant les hérésies, alors qu'elle est encore en pleine construction. Comme la plupart des décroissants qui
réfléchissent (oui, il en existe aussi qui ne font qu'approuver, certains d'entre eux ayant trouvé là une bouée de sauvetage comme en d'autres temps des prolétaires désorientés ont statufié
Staline), comme la plupart disais-je, je ne trouve dans l'"offre" actuelle personne dont les idées correspondent réellement, d'autant que le "créneau" est aussi colonisé par une certaine droite, je
dirais même une droite certaine ( de Benoist).
Pour couronner le tout, on assiste déjà à des batailles de chapelles. Sans déconner, qui veut sortir d'un système où les dirigeants se sont déchirés et trahis pour s'approprier les biens matériels,
pour aller vers un monde où une oligarchie s'arrogerait le monopole des idées?
Le monde de demain sera l'oeuvre de tous, ou il ne sera pas. L'absence de projet reprochée à ces altermondialismes n'est pas une faiblesse, au contraire; mais il devient maintenant plus que temps
de passer à un programme construit, dans lequel cette fois les scientifiques ne seront pas dans une situation inférieure à celle des économistes; d'ailleurs dans un modèle de coopération vrai, la
notion d'inférieur ou de supérieur a-t-elle encore un sens? Et pourquoi devrait-il exister une relation d'ordre total? Nous ne sommes pas des numéros!
(Conseil de lecture: la mal-mesure de l'homme de Stephen Jay Gould)